.La sélection nationale reflet de la société française ?

Publié le par 90minutes.over-blog.fr

On dit souvent que «le sport est le reflet de la société». La société française est en crise, crise financière, mais aussi crise d'identité. A l'heure où de nombreuses questions se posent quant à l'identité nationale française, au projet commun de la nation, la France semble se chercher. Si la victoire en coupe du monde 98 a rassemblait les gens, cette France dite «Black, Blanc, Beur» semble avoir pris du plomb dans l'aile, a moins qu'elle n'est était qu'un feu de paille. Tous les jours un peu plus les gens en ont assez de ces riches qui quittent leur pays pour fuir le fisc. Les gens en ont aussi assez de cette petite partie de la population qui se retranchent dans des zones de non droit, du communautarisme grimpant. Et le fossé se creusent, lentement, mais surement...

I . Nationalité de cœur et nationalité de maillot :

L'histoire de la France est faite de la composition d'une nation par différents peuples qui, à un ou plusieurs moments donné de l'Histoire se sont réunis, car partageant les mêmes idées, les mêmes convictions, les mêmes désirs, et un projet d'avenir commun. Parmi les phases de l'histoire de la France, la période de la colonisation, décolonisation et reconstruction du pays après la seconde guerre mondiale est sans doute la plus importante, celle qui a, le plus d'impact sur la composition de notre société actuelle.
Il y a incontestablement un réel problème d'intégration des immigrés maghrébins de deuxième ou troisième générations . Peu importe les raisons, cela est présent dans notre société, et tous les jours des signes d'une scission entre différentes parties de la population française se fait sentir. Le dernier exemple en date est le drapeau français de la mairie de _______ brulé et remplacé par un drapeau algérien. Ces enfants ou petits enfants d'immigrés, ne se sentent pas français, se sentent rejeter du système. Ils revendiquent avec fierté leurs origines, en soit cela n'est pas un problème,mais il arrive qu'ils se sentent plus du pays d'où viennent leurs parents, grand parents, voire arrière grand parents. Ils ne se sentent pas français. Mais peu importe les raisons politique, il s'agit là de parler de sport.
Aujourd'hui, ces jeunes ne semblent trouver comme chemins de sortie et de réussite que deux secteurs : la musique et le sport. Parmi eux, il eut Zinedine Zidane, kabyle, d'origine algérienne. Le fait que l'équipe de France se compose de joueurs de diverses origines a toujours existé, auparavant il eut Raymond Kopa, d'origine polonaise, Luis Fernandez d'origine espagnole ou Michel Platini, d'origine italienne.

Platini, Kopa, Zidane
tous d'origine étrangère, tous fier de porter le maillot francais


A ce jour, certains enfants d'immigrés ne se sentent pas français. Parmi eux, se trouvent peut être les futures stars du football français. Aujourd'hui, ils ont deux possibilités, deux choix de sélections : jouer pour le pays qui les a vu naitre, grandir, ou bien alors, leur parents étant originaire d'un pays autre que la France, choisir ce pays. Cette problématique, qui ne devrait pas en être une, se pose a de nombreux joueurs. Combien d'enfant portent le maillot du pays d'origine de leur parents ou grand parents plutôt que le maillot de l'équipe de France ? Combien de joueurs de nationalité française choisissent une sélection étrangère plutôt que la sélection française ? (15 des 23 joueurs de la sélection algérienne sont né en France et y vivent par exemple). Alors oui, on dira que c'est parce que c'est là pour eux l'opportunité de participer a des compétitions continentales et internationales, alors qu'en équipe de France ils n'auraient que très peu de chance d'être sélectionner. Pour certains c'est le cas, c'est une affaire de calculs. Bien que choquant, pourquoi pas, après tout, dans l'athlétisme ne voit on pas des kényans à qui l'on donne la nationalité quatari contre monnaie sonnante et trébuchante ?
Mais ne s'agit il là que d'opportunisme sportif ? Ou s'agit il là d'une dualité entre nationalités ? Certains joueurs de l'équipe de France pourraient ils être touché par ceci ? Les Benzema, Nasri, Ben Arfa qui semblent être quelques joueurs du futur de la sélection nationale, n'ont ils pas en eux cette dualité ? Entre faire plaisir aux parents et au reste de la famille en revêtant le maillot de leurs origines et revêtir le maillot du pays où ils ont grandit...la question est présente. Pour ces joueurs, tous ont choisi la sélection française, sans aucun regret ?

II . Du communautariste au sein de la sélection ?

Jéremy Toulalan a déclaré en conférence de presse suite à la défaite 2-0 contre le Mexique, que «le Mexique était un collectif, nous on était onze joueur, ce qui nous a manqué, c'est d'être ensemble collectivement sur le terrain». Voilà qui est révélateur du problème majeur que connait actuellement l'équipe de France, elle n'est pas une équipe, mais une sélection de joueurs, obligé de jouer ensemble. Et comme dans la vie de tous les jours, on peut ou non avoir des affinités avec des personnalités. Il est évident que créer un groupe, une équipe, fait partie intégrante des responsabilités du sélectionneur, cependant il semblerait bien qu'il ait échoué. Pour preuve, la mise a l'écart par certains joueurs de Yoann Gourcuff. Le joueur, qui se devait être le dépositaire du jeu, le successeur dans ce compartiment a Zinedine Zidane, était certes décevant, mais surtout, n'a pas été mis dans les meilleurs conditions de jeu, avec des joueurs qui refusent de jouer avec lui, ne voulant pas lui passer le ballon sur le terrain. Les joueurs qui ont voulu, et qui ont reussi a lui faire la peau ? Franck Ribery, Nicolas Anelka, William Gallas. Mais pour quelles raisons ? S'agit-il seulement de raisons sportives, ou existent ils d'autres explications, plus discrimanatoire. En effet, Yoann Gourcuff est un icône du foot français, un sex-symbol, qui attire de nombreux contrats publicitaire. Bel homme, il n'en a pas moins dans la tête. Il a la «tête bien pleine» comme on dit. Fils de l'entraineur de Lorient Christian Gourcuff, il a reçut une bonne éducation, bien différente de certains de ses coéquipier de l'équipe de France, qui eux viennent de cités, et qui ne partagent pas grand chose de commun avec lui. Ces joueurs n'auraient ils pas apprécié ce garçon un peu trop «parfait» , qui ne fait pas parti de leur monde. Yoann Gourcuff s'est donc trouvé esseulé au sein de la sélection. Les seuls joueurs qui lui parlent sont les lyonnais Jeremy Toulalan, Hugo Lloris et son coéquipier bordelais Marc Planus. Tout ces joueurs ont un peu le même caractère que Gourcuff , ce sont des joueurs qui ne se font pas remarquer.

III . Patriotisme, fierté, orgueil, valeurs : des mots devenus gros maux :

Porter le maillots floqué du coq sur le cœur, un privilège, un honneur. C'est aussi, représenter SON pays, c'est vouloir se battre pour lui. Mais cela, les joueurs de l'équipe de France ne l'entendent pas de cette façon. Pour preuve, Vikash Dohrasoo, ancien joueur de l'équipe de France, a dit comment les joueurs percevaient leur sélection en équipe nationale lors de l'émission de M6 100% foot du 20 juin 2010 «on est fier d'être en équipe de France, mais c'est de faire partie des meilleur français, c'est tout, il n'existe pas de fierté pour le drapeau, pour la nation». Ces joueurs ne sont donc pas fier de porter ce maillot, ils n'y voient que leur propre intérêt. Une sélection n'est pour eux qu'un miroir, une opportunité de signer des contrats publicitaires, des contrats avec des clubs, aux salaires toujours plus élevé. C'est aussi pour eux «être au dessus des autres français, être parmi les meilleurs» c'est donc une satisfaction on ne peut plus personnelle.

Chanter l'hymne de son pays, de tout son cœur, devrait être une fierté. Lorsque l'on voit toutes les autres sélections chanter de vives voix leurs hymnes nationaux, ou bien même nos autres équipe telles que le rugby ou le handball, on voit leur fierté à représenter leur pays, tout un peuple. Mais cela n'existe pas avec l'équipe de France de football. Ce fait là, jamais critiqué jusqu'alors, était défendu par certains journalistes ou joueurs qui justifiaient cela par le fait que «les joueurs sont dans une phase de concentration, ils sont déjà dans leur match». Donc tous les autres joueurs qui chantent leur hymne national ne sont pas concentré si l'on va dans ce sens ?!


IV . Touche pas à ma place :

Comme en politique, le monde du football francais est touché par le même mal. Tout d'abord les joueurs, les anciens qu'on ne peut pas bouger, ils sont installé dans leur fauteuil. Une fois que vous etes leader dans l'equipe, vous l'etes pour le restant de votre carriere. De plus, certains joueurs n'ont pas voulu laisser LEUR place ! Comme Ribery, qui a exigé de jouer sur le coté gauche, et ainsi "piquer" la place d'un Malouda ou d'un Henry. Chacun voit sa satisfaction personnelle, et non l'interet collectif.

Coté fédération, Escalette et le reste du conseil administratif sont en place maintenant depuis 2005. Ils ont montré leurs incompétences depuis 5 années,5 longues années pour les supporters de l'équipe de France. Lorsqu'en 2008, aprés l'Euro calamiteux que la France effectue, Raymond Domenech aurait du etre renvoyé. Quelle fédération n'aurait pas renvoyée son selectionneur, qui venait d'etre lamentablement éliminé ? aucune, si ce n'est la Fédération Francaise de Football. il y a pourtant bien eu un vote quant au maintient de Domenech. Mais ce vote est il si démocratique que cela ? Clairement, la réponse est non ! Le vote des membres du conseil fédéral sont amené à voter, à main levé, et non a bulletin secret. Comment alors pour eux désavouer la main qui les nourrit et passer pourun traitre ? Car il faut le dire, une place au sein de la FFF, c'est comme etre fonctionnaire pour le commu des francais, c'est un bon parti, une bonne place, un poste assuré.

Ne pas vouloir laisser sa place à meilleur que soit, cela fait bel et bien parti de la mentalité francaise. Comme nos politiques qui sont au Sénat, à l'Assemblée Nationale ou autre poste, les dirigeants du foot francais font de même, ils ne veulent surtout pas quitter leur place, leur privilege. Comme l'a déclaré le président de la FFF, "je n'ai jamais songé a démissionner, je ne vois pas pourquoi je le ferais"



F.L.

Publié dans Equipe de France

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