L'OM assure l'essentiel

Publié le par 90minutes.over-blog.fr

Dans la froid et la pluie l'OM a tiré son épingle d'un jeu pourtant pas très bien engagé contre les hommes d'Eric Roy. Grâce à Jordan Ayew et Loic Rémy les Olympiens enchaînent une 3ème victoire d'affilée.

Plusieurs interrogations étaient de mise avant le début du match, le temps tout d'abord, la tenue du match qui restait encore incertaine hier dans la soirée à cause des intempéries frappant la région marseillaises fut évacuée de tout doutes dans la journée quand on eut l'assurance que le système de drainage de la pelouse marchait parfaitement. Au niveau de la tactique, on attendait de voir comment Didier Deschamps allait gérer le retour d'un Gignac à 100% et les bonnes entrées en jeu d'Alou Diarra. Le technicien Basque décida d'aligner une doublette Rémy-Gignac en attaque et préféra Diarra au pourtant jusque-ici satisfaisant Kaboré. Du côté niçois du grand classique, avec notamment le trident offensif composé de Mounier, Mouloungui et Pentecôte.

Dans un climat peu propice au jeu, le match a beaucoup de mal à se lancer, les quelques actions offensives olympiennes manquent de tranchant et chaque perte de balle se traduit par un contre niçois souvent dangereux. Les aiglons décidés à ne pas se cantonner en défense tout le match ont proposé du jeu et se sont logiquement procurés quelques occasions, on notera la frappe d'Abriel sur la barre après une percée de Mouloungui qui a fait le décalage dans la surface Olympienne (17ème). Cette action fait suite à la plus grosse occasion Olympienne quand Loic Rémy bien parti sur un contre, aspire les deux défenseurs niçois sur son crochet, sert Gignac dont la frappe est détournée par Ospina (15ème). Malheureusement cette action n'est que l'arbre qui cache la forêt : l'association Rémy-Gignac ne fonctionne pas comme Deschamps le désire. C'est pourquoi vers la 30ème minute de jeu, l'entraîneur Marseillais remodèle son dispositif : Gignac glisse sur le côté gauche, Ayew à droite et Valbuena se place en soutien de Loic Rémy, sans grand succès. Alexandre Castro siffle le retour aux vestiaires, le Velodrome est un peu faché.

Le retour des vestiaires ne redonne visiblement pas de grinta pour l'une ou l'autre des deux équipes, si bien qu'à l'heure de jeu l'entraîneur marseillais décide de changer les hommes. Lucho et J. Ayew remplacent Valbuena et Gignac pour essayer de redonner un peu de justesse technique à une équipe qui jusque là en manquait cruellement. Changements que l'on peut qualifier de payants, quand l'un apporte de l'aide dans la construction de jeu Olympienne que Cheyrou -seul- avait du mal à assumer, l'autre montre à quel point son entente avec Rémy dans l'axe de l'attaque marseillaise est cruciale. Lancé par Cheyrou sur le côté droit de la surface, Rémy bat Pejcinovic à l'épaule et sert le cadet des frères Ayew qui n'a plus qu'à ajuster Ospina de la tête à bout portant. Les hommes d'Eric Roy pourtant essouflés de leur débauche d'énergie dans ce match réussissent à s'offrir une dernière occasion, Mouloungui à la limite du hors-jeu heurte sur un Mandanda impérial (83ème). Dans le temps additionnel, Dédé Ayew obtient un pénalty après un superbe rush dans le camp niçois. Rémy se charge de le transformer (en deux fois), panenka, 2-0, on rentre au chaud.

Les Olympiens ont peiné à trouver leurs marques dans cette rencontre, mais finalement les changements opérés par Didier Deschamps furent une nouvelle fois décisifs. L'OM se replace ainsi à 5 points de l'OL et 6 du tenant du titre Lillois en attendant les matchs décisifs face à Montpellier et Paris (Ligue 1) ainsi que la réception de l'Olympiakos pour la qualif en 1/8ème de la Ligue des Champions.

Rédigé par : Alleg Youssef Romeo

publié sur : vavel.com/fr

Publié dans Ligue 1

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